Sahi Ahmed 2

         Oublie

Le  coeur qui t’aimait, voudrait s’en aller.

Le sourire fluet ne remuera plus son passé berné,

Ses attentes dans les quartiers mal éveillés

Lorsque tu t’attardais pour te coiffer

C’était, il y a longtemps !

Dans ces ruelles peu éclairées.

Les journées étaient larmes embrasées.

Tant de larmes  vainquaient ses douleurs composées

Ce déluge que tu bravais !

Ce déluge essuyant  les songes trop ambitionnés

                  Oublie

Les fleurs  arrachées  au verger, pour te câliner

Lorsque tu ne voulais plus lui parler.

Les poèmes  accouchés pour t’honorer.

C’était il y a longtemps !

Cet enfant qui ne savait où aller !

Ce cœur égaré dans un penchant altier

Une autre voix est venue le réclamer

 Oublie et laisse-le s’en aller. 

                                     Sahi Ahmed ( un soir d’hiver 2003 )

 

  Dois-je attendre encore ?..........

           

Dois-je partir avant le déclin morose

Ou attendre encore ?

Penser à lui ce soir

Danser l’attente et l’espoir ?

Dois-je partir si les portes

Demeurent closes ?

vivre à moitié silence, telle une chose ?

Dois-je attendre ce rai

y planter fleurs et roses ?

Faire la paix à l’oubli ?

Laisser mon cœur adopter ses douleurs

Et y faire son petit bonheur ?

Obliger  la raison à tout revoir

Attendre un ultime espoir

Et se dire qu’il reviendra ce soir ?

Dois-je partir ou attendre encore ?....

                                        Sahi Ahmed  12/03/2003

                                

     Depuis son départ

Mon Dieu ! combien j’ai changé, depuis son départ

Combien de larmes ai-je mêlé au noir

De quel temps ma vie a-t-elle choisi son histoire ?

Combien de soupirs vais-je enchaîner ce soir

Mon Dieu me voici tremblant et seul devant ce miroir

Quel sort empli d’horreur est venu châtier mon âme !

Quel intérêt conduit mes pas vers cet horizon en flammes ?

Ce jour j’étais allé délivrer un bonheur en cage.

Mon Dieu me voici sévi par le chagrin et l’âge.

Combien de temps me requit cette attente plumard

                                                                         Sahi A   le 25/08/2004          

 

 Une convocation !!!!!!!!!

 Parce que la lumière éclot au levant

 Que mes songes se rivent à l’horizon

 Mon âme y repère une hirondelle de retour

 Annonçant un printemps aux vallons

 Parce que le chagrin jaillit en tout moment

 Parce que la solitude menace si souvent

 Mon âme s’étend, sans oser revoir son agenda

 Où mes souvenirs d’enfant y véhiculent en addenda 

 En éveillant un damné ivre de raison et de peines

 Elle lui chantera un dernier poème

 Elle lui chantera à perdre haleine

 Les moments de joie et les automnes de douleurs

 En conviant divas et moineaux d’hier

 Elle l’incitera à chanter en bohême

                  A suivre

                    Sahi Ahmed le 18/07/2003  ( avant l’aurore ……….) 

 

      Enfin seul

Enfin seul puisque le sort en a décidé ainsi

Le cœur lourd de ton absence
Les mains vides, j'attends demain
Dans cette nuit qui n'en finit pas

Dans ce silence éternel
Je m'accroche à l’espoir

Sous la cendre du bonheur suicidé

Dans l'ennui de mon insomnie
Je guette un signe de délivrance
Le sourire de la mort empressée
Déchirant l'obscurité monotone

Enfin seul comme je l'étais
Puisque le sort en a décidé ainsi

L’horizon a usé ses clartés

   Le 14/05/2002     Sahi Ahmed ( quand le sort ……..)

      L'empire menacé ! 

Seigneur! Combien j'ai vieilli depuis cet été.

Mes souvenirs, mes attentes, mes airs aussi.

Languis, mes rêves ne convient plus cette aimée

Ni fleurs, ni pierrots, mon printemps est au lit

Seigneur! L'automne est aux portes, sans avis

Que faire, si l'exile me serait imposé

Où irais-je, en solitaire bâtir un abri

Ni souhait, ni flamme, mon cœur est éreinté.

Seigneur! l'hiver sera plus rêche cette année

L'empire de mes songes risque l'agonie

Ni hirondelle en vue, ni courrier arrivé.

Seigneur! Que le printemps revienne m'égayer

Que le soleil tiédisse mes terres déviées

Que la lune se rappelle mes nuits éveillées.

                                Sahi ahmed  le 12/09/2004

    Le printemps

Sur le sentier, de bonne heure

Au hasard, je m'y promenais tout seul

Les ormeaux couverts de bourgeons

M'évoquaient les secrets de bonheur

Le vent balançant les papillons nouveau-nés

Me rappelait les poèmes oubliés

Le soleil faisant chanter les alouettes

M'attirait de plus en plus du ciel

Les haies d'épines en fleurs

Réchauffait les souvenirs de mon cœur   

                              SAHI AHMED 15/03/2003

           Qu’importe ….,

   la symphonie est lancée

Hélas, le printemps auraient du attendre la sterne de l’est

Où le soleil se baigne avant d’aller caresser l’ouest.

Ut ou do qu’importe la symphonie est lancée,

Dans mes poèmes pour honorer le nouvel hôte de mes pensées

A l’espoir de venir écouter mes rêves crus abandonnés

Et, aux étoiles de s’incliner, devant cette lueur désenchaînée

Et, qu’importe que sera l’envie d’une lune à demi ou voilée.

Naïveté ou clairvoyance, qu’importe ma seconde randonnée.

Fâcherie et attente vaines paraient mes passions achevées

Ile ou contrée, qu’importe le royaume où je serai exilé.

Nul ne pourra entraver mes nouvelles balades libérées.

Larmes et souffrances saturaient mes nuits égarées

Automne ou été, qu’importe que seront mes années !

                                                                         Sahi Ahmed

                                                                          Le 27/08/0

 

        Détente

Querellant l’aube craintive de paris

Un bruit d’une enfance endolorie

Nous revient en écho si hardi 

Empli d’un chagrin  incompris

 Quand ses douleurs s’écrient

Natif d’un vieux quartier  décati

Cherchant   une tiédeur et un abri

Maux et mots faiseurs d’harmonie !

Désertant les splendeurs de la vie

 Quand les bontés sont défraîchies

O destin fais nous un compromis !

Allouant a cet écho son air ravi

O murmure d’une époque noircie !

L’horizon est encore tout fleuri,

 Quand les oraisons font appui

O flots de suie faites nous un pari

Demain les peines seront guéries

Les vals verront verdir leurs pairies

Et les âmes caresseront le paradis

  Quand les décris seront taris

    Au nom de l'amour 

Au nom des marins disparus au fond  des océans,

Je suis venu t’éviter d’autres terribles  noyades,

Te remettre ton éclat et te protéger des autans noirs.

Jonche ton épée ou reviens bercer tes cafards !

Au nom de la poésie dépêtrée de ses enfantillages

Je viens détrôner l’hiver de tes vieilles saisons

Semer le printemps et bêcher tes terres arides

Au nom de l’amour, je suis venu arrêter tes folies.

Enfouir ton passé meurtri et  t’emmener en voyage.

Brûler ton vieux village et bâtir un nouveau temple

Accepte cet invite ou revient vivre dans tes cages

 

                                       Ahmed Sahi 02/02/2004

 

 

                                     Je m’en vais ! …

Combien aux près du chagrin, l’ondoiement du silence m’a  congédiée ! …

Combien mes larmes, telles cascades, sont abattues et, un étang ont formé

Et, j’ai flotté dans le néant qui, au cœur, m’est montée ! …

                    Et, je m’en vais ! …

Combien, de ma vie, au long de mes journées, ma mort suintait

Combien de fois, ai-je osé désapprendre une passion égarée.

La passion qui, telle une roche, dans mon fort, s’est fossilisée ! …

                    Et, je m’en vais ! …

Combien ai-je recherché l’épreuve, sous les décombres de ma mémoire usée

Combien de fois, aux  bords du sanglot, ai-je longuement enduré ! …

                    Et, je m’en vais ! …

Combien ai-je crié et aucune âme ne m’a écoutée ! …

Combien l’attente m’a-t-elle incité, lorsque l’impatience en a incombée ! …

Combien, pour redessiner mes plaies, le chagrin m’a-t-il embrassé ! …

                                 Et, je m’en vais ! …

Combien de fois, à des valses, les rêves du jour m’ont  conviée ! …

Combien, au jardin des songes, mes souvenirs m’ont emmenée ! …

Combien, de mon sort, ma chance, ma destinée en a ébauché ! …

                    Et, je m’en vais ! …

Combien de fois la solitude a-t-elle rempli le milieu de mes journées ! …

Combien l’espace du silence, en ai-je bravé ! …

Combien d’illusoires, mes songes ont-ils crayonnés ! …

                    Et, je m’en vais ! …

Combien d’images romantiques, mes mots ont inventées ! …

Combien tes vers en ai je dissuadés et gardé de près ! …

Combien, heureuse, je l’étais et je m’en vais ! …

Combien de moments agréables, ai-je vécus et me suis leurré ! …

Combien ai-je adoré la mort que tes yeux ont pleurée ! …

Combien ai-je vénéré les rencontres, dont dogme ai-je fait ! …

                                Et, je m’en vais ! …

 

                                                   Sahi Ahmed

                                                   Un lambeau de sans issue (roman)  le 16/04/2002

 

Te souviens-tu ?!

C’était l’automne

De leurs feuilles, les arbres

Pleuraient ton départ.

Tu attendais le train du nord

Et moi celui du sud

C’était le matin de bonne heure.

Les larmes voilaient cet autre paysage

Dans tes yeux épuisés.

Un billet d’accès occupait ton sac noir.

Et une douleur chargeait ton cœur blanc.

C’était l’automne !

Tu devais quitter le village

Qui t’a fait tant de mal

Et je devais attendre une hirondelle

Qui ne venait plus !

C’était l’automne

La bruine hésitait à reprendre

sa symphonie matinale.

Et la brise agaçait tes cheveux évadés. 

Un seul regard !

Et j’ai senti ta déception

Un regard et tu as deviné

Mes attentes vaines

Ce jour là, le train était parti sans toi

Ce jour je suis revenu avec toi

Depuis tu n’as plus voulu quitter le village

Qui t’a fait un rachat

Depuis je n’ai plus peigné

Les quais de gares.

             

           SAHI AHMED

    Poème écrit le 12 mars 2004

     Jour de mon anniversaire

        DEDIE A MA MERE

 

 

Commentaires (6)

1. amen 08/08/2010

oh c'est fantastique je vous félicite
Mr sahi tout ce que vous avez écrit est super

2. amen 10/10/2010

nous attendons du nouveau
maziden min chi3rika arrai3

3. ayachi fatima zohra 31/10/2011

J’ai très touché par votre poème et par votre idée . Cela m’a fait heureuse.
c'est un grand plaisir de lire.
merci de tout cœur.

4. farachad 20/12/2011

vous êtes mon orgueil

5. nour 28/02/2012

bsr monsieur SAHI.
Acceptez aussi qu'on vous fassent des crititiques sur vos poêmes et non seulement des félicitations.

6. latifa (site web) 05/08/2012

bsr monsieur sahi je suis trés heureuse car j'ai lu votre poème sa me fait un grand plaisir je vous félicite

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